Image décorative : deux personnages levant les yeux vers la lune, sur un fond de soleil couchant.

To the Moon

Aujourd’hui, j’inaugure la section des coups de cœur avec un jeu vidéo. Au programme : To the Moon, du studio Freebird Games (disponible sur PC, Mac, Linux, Android, iOS).

 

C’est quoi ?

Il s’agit d’un petit jeu 2D court relativement court (une petite poignée d’heures), à mi-chemin entre les visual novels et les points-and-click. On se promène, on va chercher des objets de-ci de-là, on discute beaucoup… et c’est à peu près tout. Pas de combats, pas de quêtes, pas de puzzle compliqué à résoudre, bref aucun moyen de perdre, de mourir, ou de rester bloqué pendant des heures. (Si vous aimez les gameplays techniques et les challenges quand vous jouez, ce jeu n’est pas pour vous).

En fait, le support « jeu vidéo » n’est que cela : un support. L’absence de difficulté permet de se laisser porter par l’histoire qu’on nous raconte, sans être frustré voire poussé à l’abandon, et sert ainsi totalement le propos. Car la raison d’être de To the Moon, c’est de nous raconter une histoire et de nous émouvoir. Et il le fait très, très bien.

Aperçu du jeu To the Moon, présentant trois personnages devant un phare en bord de mer.
Aperçu du jeu.

 

Ça raconte quoi ?

Les docteurs Eva Rosalene et Neil Watts travaillent pour Sigmund Corp, une société qui s’attache à réaliser le dernier vœu de ses clients juste avant leur mort. En s’introduisant dans l’esprit de leurs clients, Eva et Neil ont accès à leurs souvenirs, qu’ils peuvent ensuite modifier afin de faire croire à la personne qu’elle a effectivement réalisé son rêve le plus cher.
To the Moon raconte la vie de Johnny, qui rêve d’aller sur la Lune… sans savoir pourquoi. En explorant les souvenirs de Johnny, Eva et Neil vont découvrir ses secrets ainsi que la raison pour laquelle il veut réellement aller sur la Lune.

 

Pourquoi j’ai aimé

1. L’histoire. Ce jeu m’a fait pleurer, alors que c’est quelque chose qui ne m’arrive presque jamais (… sauf pour les robots et autres boites de conserve). Mais remonter les souvenirs de Johnny, dénouer les fils de sa vie, comprendre les drames qui se sont noués pour donner corps à ce rêve irréalisé… C’est très fort.

2. La musique. La bande originale de ce jeu est une pure merveille. Le jeu est basé sur la nostalgie, sur le manque, sur l’absence. Et le mélange de mélodies minimaliste couplé à la mise en avant du piano s’y prête vraiment très bien. Sans hésiter, mon top 3 est : Everything alright (Laura Shigihara), To River (Johnny’s version) et To the moon (Ending version).

3. Neil. Les deux personnages que l’on incarne, Eva et Neil sont des collègues de longue date qui passent leur temps à se chamailler. Eva est sérieuse, rationnelle, concentrée sur sa tâche. Neil est plus rêveur, adepte des blagues ou des références geek et il apporte vraiment une touche de légèreté à un sujet qui serait autrement trop sérieux. Bref, j’aime Neil.

 

Et après ?

To the Moon a deux suites (pour le moment, et je croise tout ce que je peux pour qu’il y en ait d’autre). A bird story est un très court minisode qui introduit le prochain client de Sigmund Corp, Colin. Et Finding Paradise raconte l’histoire de Colin, toujours par l’intermédiaire de Eva et Neil.

Personnellement, j’ai trouvé Finding Paradise moins émouvant que To the Moon. Il ne m’a pas fait pleurer, mais il m’a fait davantage réfléchir sur la notion de souvenir, d’éthique, d’échappatoire à la réalité… Une autre expérience, mais tout aussi enrichissante.

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