Image décorative : couverture du livre Techno Faerie, présentant la silhouette stylisée d'une fae rouge, sur fond de fleurs blanches et dorées.

Techno Faerie, de Sara Doke

Aujourd’hui, je vais parler de mon coup de cœur lecture des derniers mois : Techno Faerie, de Sara Doke, paru aux Moutons Électriques. Faerie et technologie, sur le papier c’était tout à fait pour moi. Et ça a été le cas !

 

C’est quoi ?

Techno Faerie, c’est un livre hybride. Déjà, c’est un recueil de nouvelles qui se répondent et se suivent pour former une histoire plus grande. Ensuite, c’est un recueil qui prend plusieurs formes : nouvelle « normale », journal intime, extraits de journaux ou de discours, lettres… Enfin, c’est aussi un véritable bestiaire des habitants de Faerie, dessins et descriptions détaillées à l’appui : caractère, apparence, rôle dans la modernité, spécialités terroristes…

Ce côté hybride m’a d’ailleurs un peu déconcertée. Incapable de savoir à quoi m’attendre vraiment à partir de la 4e de couverture (un roman ? une étude sociologique ? un livre d’histoire ?), il m’aura fallu quelques mois pour l’acheter (j’ai craqué aux Imaginales 2018), et un an de plus pour le lire.

Et le côté déconcertant est d’ailleurs resté tout au long de ma lecture, à cause justement des multiples formes de narration. Il ne faut pas juste se laisser porter, quand on lit cet ouvrage. Il faut faire l’effort d’aller creuser, de relier les personnages, les informations, bref de vouloir comprendre ce qu’il se passe. Et c’est personnellement quelque chose que j’aime beaucoup faire !

Couverture du livre, présentant la silhouette sylisée d'une fae rouge, sur fond de fleurs blanches et dorées
Elle n’est pas belle, cette couverture type art nouveau par Melchior Ascaride ?

 

Ça raconte quoi ?

Les fées existent, bien sûr, et elles sont de retour !

Les fées ont cessé de se cacher des hommes : elles sont revenues et bon an mal an l’univers de la Faerie s’est intégré à la société technologique. Depuis les premiers contacts d’enfants-fae avec la civilisation de l’automobile jusqu’aux premiers voyages spatiaux, ce livre conte l’histoire d’une évolution différente de notre monde.

 

Pourquoi j’ai aimé

1. L’évolution des faes. Enfiiiiiin des faes qui ne sont pas figées dans le passé, et qui ont appris à tirer parti des créations humaines (électricité, mécanique, informatique, génétique…) et les ont intégrées à la magie. Par exemple, je suis amoureuse de la génomagie ou de l’informagie. Et j’ai adoré l’idée de la création d’une immense base de données reprenant les contes et les mythes de la terre entière !

2. L’absence de manichéisme. Les faes ne sont pas parfaites et leur société montre les mêmes clivages que les nôtres : modernité vs ancienneté, ouverture vs repli, médiation vs extrémisme… Et les faes ne sont pas non plus gentilles : pour forcer les humains à agir pour sauver leurs planètes, certaines sont allées jusqu’au terrorisme…

3. La passion d’Arthur, l’homme qui sera le véritable lien entre les hommes et les fées, pour les littératures de l’imaginaire. Il analyse tout ce qu’il découvre sur Faerie et ses habitants à travers ce prisme. Et c’est un comportement qui me parle, parce que… parce que c’est sans doute ce que je ferai aussi !

 

En bref

En bref, Techno Faerie est un livre assez exigeant, qui ne plaira pas à tout le monde. L’absence d’un fil rouge clairement identifié ou de personnages récurrents auxquels on a le temps de s’attacher peut clairement être un frein pour certains lecteurs. Mais si ça ne vous dérange pas et que vous aimez reconstruire des puzzles, tentez l’aventure !

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