Image décorative : plan rapproché sur une vieille machine à écrire

Lire et faire lire : la beta-lecture

Aujourd’hui, je vais parler d’une des parties les plus compliquées quand on écrit, celle qui donne sueurs froides rien que d’y penser, mais par laquelle il faut pourtant bien passer. J’ai nommé : la bêta-lecture.

 

Beta-quoi ?

La bêta-lecture (ou bêta, pour faire court), c’est la lecture critique d’un texte afin d’en mettre en lumière les forces et les faiblesses. On s’intéresse alors aussi bien au fond (logique de l’intrigue, cohérence du monde, caractérisation des personnages…) qu’à la forme (tics de langage, faiblesses stylistiques…). Le tout, bien sûr, de manière argumentée et constructive.

Bien évidemment, le but d’une bêta-lecture n’est jamais de descendre l’œuvre en flamme (et encore moins l’auteur ou l’autrice derrière). À l’inverse, il s’agit d’aider autant que possible l’auteur ou l’autrice à l’exploiter au mieux. Tact et bienveillance obligatoire !

 

Ça fait mal ?

Oui. Malgré toutes les précautions du bêta-lecteur ou de la bêta-lectrice, ça peut faire très mal. Parce que dans nos textes, on met beaucoup de nous. Notre sueur, notre temps, nos tripes, nos espoirs, nos doutes, nos vies ou nos expériences parfois. Et recevoir une bêta, ça peut être se rendre compte que tout cela, tout ce qu’on a essayé de construire… Et bien ça ne tient pas la route. Ou pas assez. Ou que c’est maladroit. Ou que ça pourrait être mieux. Ou que ce n’est pas logique. Ou… vous avez compris l’idée.

Et puisque l’écriture est (ou peut être) aussi fortement personnelle, il devient très facile de prendre les remarques dirigées contre son travail pour soi, de passer du « les motivations de ce personnage sont bancales » à « je ne fais rien de bien, autant arrêter ». Même si c’est faux.

Donc oui, ça peut faire mal.

Mais… Mais il faut quand même en passer par là. Parce que c’est le seul moyen de vraiment progresser. Et parce que c’est être… professionnel, d’une certaine manière. Soyons honnêtes, aucun texte n’est bon du premier coup. Jamais. Il devra toujours être retravaillé, amélioré, poli… et tout cela pourra être possible parce quelqu’un aura pointé les failles.

 

Et beta-lire les autres, utile ou pas ?

Être bêta-lu, c’est nécessaire. Mais bêta-lire les autres l’est tout autant. Parce que c’est aussi comme ça qu’on apprend. Bêta-lire le texte d’un autre, c’est apprendre à repérer les erreurs de construction d’intrigues, les problèmes de caractérisations de personnages, les manières d’écrire qui marchent ou ne marchent pas. Et c’est très, très instructif. Parce que ce que l’on apprend à repérer pour les autres… et bien on devient aussi plus apte à le reconnaitre chez soi. Tout simplement.

 

Bref, lisez, bêta-lisez, faites-vous bêta-lire. Vos textes ne s’en porteront que mieux !

Commentaires

  1. Une bonne BL au tampon moi je dis… Oui oui, je sors. Mais ça résume bien toute la difficulté de recevoir, quels quel soient les efforts faits pour rédiger avec tact. ^^

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