Image décorative : texte "Self-care isn't selfish" écrit en noir sur fond blanc.

Je veux… une autre représentation.

Aujourd’hui, la dragonne va parler d’une chose qui lui trotte dans la tête depuis quelques temps : la manière dont elle a évolué (et évolue encore) en tant que personne humaine, et la manière dont ses persos ont évolué avec elle (par contre, dans quel sens ça s’est fait, mystère…).

Devenir une humaine fréquentable.

Il y a encore quelques années, je faisais partie de ces personnes qui ignorent totalement les termes de psychophobie, de validisme, de féminisme, de masculinité toxique, et bien d’autres encore. Je croyais que les relations étaient douloureuses, que pleurer était être faible, qu’il suffisait de se bouger pour sortir de la dépression, qu’un psy ne servait à rien, ne parlons même pas des somnifères et autres antidépresseurs, et autres joyeusetés du même genre.

Bref, je n’étais pas déconstruite du tout. En partie parce que notre société est comme ça, mais aussi parce que je me suis construite par et avec les livres (notamment d’imaginaire), et que bah… c’est un peu le modèle majoritaire qu’on y trouve.

Et, bien sûr, les personnages que je créais avaient tendance à être sur ce modèle-là. Un peu cassés, parce que c’est plus intéressant, mais… quand même tout le reste (je n’ai jamais prétendu être logique, hein ! xD).

Depuis, j’ai évolué (encore heureux). J’ai lu, écouté, parlé avec des gens (… plus ou moins calmement…), découvert des choses sur moi et les autres, changé d’avis sur à peu près tous les sujets cités ci-dessus. Je suis encore très loin d’être « safe », ne serait-ce que parce que j’ai l’empathie d’une huître, que je ne comprends pas les émotions et que je raisonne de manière trop rationnelle, mais on va dire que j’essaye.

Et surtout, mes personnages ont évolué en même temps que moi. Sur ces sujets, sur d’autres qui ont toujours plus ou moins été là mais de manière moins claire, moins réfléchie. Et c’est ça que je veux, désormais, lorsque je lis ou écris. D’autres types de personnages, un autre type de modèle.

Image réconfortante : Silhouette d'u renard assis, regardant vers la droite. A l'intérieur de la silhouette, on peut voir une forêt enneigé éclairé par le soleil. Texte : "The world wouldn't be right without you in stay."
Image par The Latest Kate

Je veux…

Je veux un jeune loup-garou qui choisit comme Alpha celui qui lui a offert du chocolat chaud et de la brioche, pas le plus puissant.

Je veux un mercenaire qui accepte d’avouer à son meilleur pote qu’il est en train de totalement craquer.

Je veux un meilleur pote en question qui soupire pour la forme, mais prend les choses en main le temps que son pote puisse récupérer (… puis va tuer les emmerdes à la base du craquage, parce que faut pas déconner, non plus).

Je veux un perso trop rationnel qui dise à son amoureux que c’est OK de demander de l’aide en cas de dépression, de voir un. e psy ou de prendre des antidépresseurs.

Je veux un jeune homme qui sait comment gérer les crises autistiques de san adelphe, qui sait quand parler, quand toucher, quand signer, quand ne rien faire… et qui sait aussi très bien aller lui demander des conseils ou un calin quand lui-même est perdu.

Je veux un jeune homme qui accepte que son amoureux aime une autre personne, et ne voit pas en quoi c’est censé être un problème, parce que l’amour ne vient pas en quantité limitée et que le polyamour est tout à fait possible.

Je veux des pirates de l’espace qui prennent soin les uns des autres… tout en ne voyant pas le moindre inconvénient à buter leurs ennemis, parce que j’aime bien les durs au grand cœur, en fait.

Je veux un alien qui laisse son amoureux handicapé et malade chronique gérer sa vie sans interférer… sauf quand vraiment il devient urgent de lui dire que c’est OK de faire une pause et qu’ils peuvent gérer le vaisseau et leur livraison de trucs louches, promis.

Je veux un métamorphe qui ne connaît rien à la transidentité découvrir par hasard que l’homme sur lequel il crushe a un vagin et non un pénis, l’interroger respectueusement parce qu’il aimerait comprendre, écouter l’explication, avouer qu’il ne comprend pas encore tout mais qu’il a bien compris qu’il est un homme, et enchaîner sur la question cruciale du repas du soir.

Je veux un jeune empathe aveugle terrifié de tout surmonter sa peur pour aider un inconnu, parce qu’il n’aime pas sentir les autres souffrir.

Et je veux sans doute bien d’autres choses encore !

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