Image décorative : bannière du nanowrimo 2019 : "National Novel Writing Month - Writer" écrit en blanc et jaune, sur un fond bleu nuit décoré d'un décor d'ampoule, d'étoiles, de nuages et de rouages.

Vers les 50k mots… ou pas !

La dragonne passe la tête, souffle un grand coup pour virer la poussière accumulée avant de siffloter d’un air innocent devant son absence.
Bref, cette semaine, mieux vaut tard que jamais, on va (brièvement) parler NaNoWriMo et SelfCare. C’est parti !

NaNoQuoi ?

Le NaNoWriMo (National Novel Writing Month) est un challenge d’écriture qui se déroule tous les ans au mois de novembre. Le but ? Écrire un roman (ou : 50 000 mots) entre le 1 et le 30 novembre. Ce qui fait très précisément 1667 mots par jour. Oui, c’est beaucoup, en moyenne une ou deux heures d’écriture quotidienne.

Pourtant, il y a beaucoup (et de plus en plus) d’auteurs·trices qui le tentent (voire le réussissent) année après année. Le gout du challenge et de l’émulation, sans doute. D’ailleurs, la dragonne aussi va participer. Enfin, elle va essayer.

L’important c’est de participer

Cette année, ce sera la quatrième année que je tente le NaNo. J’ai réussi les deux premières années, à chaque fois sur le fil, échouée de manière lamentable l’année dernière. Cette année, on verra. Mais avec plusieurs weekends occupés, ça risque d’être compliqué.

Et j’ai fini par décider que ce n’était pas grave. Le Nano est un jeu, un challenge, pas quelque chose qui changera ma vie. Si je le réussis, j’aurai écrit 50 000 mots sur mon projet. Et si je ne réussis pas, hé bien, j’en aurais écrit 10 000, ou 20 000, ou tout autre chiffre. Autrement dit, j’aurais quand même avancé, et c’est ça le plus important.

Je ne fais plus le NaNo en cherchant à toute force à le réussir. Je veux juste avancer, avec une production dont je suis satisfaite (ou autant que faire se peut). Pas me stresser pour arriver au chiffre fatidique, quitte à empiéter sur mes repas, mes heures de sommeil ou de repos, ou mon travail, et finir par me dégouter. Parce qu’au final, sur le long terme, ce ne sera pas productif. Je l’ai fait, les deux premières années. Et j’ai tellement donné en novembre que je n’avais plus vraiment de jus en décembre pour continuer à travailler sur mon premier jet.

Du coup, comme je me l’étais promis l’année dernière (pour l’écriture en général, mais ça compte aussi pour le particulier), j’ai arrêté de me mettre la pression. Et ça me convient bien mieux comme ça, les deux camps NaNo (la même chose, mais avec un objectif plus petit) de cette année me l’ont prouvé, même si je ne les ai pas réussis non plus. J’écris, reviens en arrière, change de projet, abandonne quand vraiment ça ne veut pas. Je profite de l’émulation, des write-in, des word-war, je note ma productivité pour le simple plaisir de voir le compteur monter, et c’est tout. Si je n’ai pas le temps ou l’énergie ou même l’envie d’écrire un soir, tant pis. Ce n’est pas grave. Lire, sortir, jouer, glander, c’est bien aussi !

Mais encore ?

Si vous voulez vous lancer dans l’expérience du NaNo, allez-y, c’est une chouette expérience. Mais prenez soin de vous, ne sacrifiez pas tout sur l’autel des 50 000 mots, continuez à dormir, manger, voir vos amis·es. Si vous réussissez, bravo, vous pourrez être fiers·es de vous. Et si vous échouez, vous pourrez être fiers·es de vous aussi, parce que vous aurez avancé !

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